Livre du professeur SESâme- Qui crée des richesses et comment les mesurer ?

Publié le 05/10/2016 00:00 — modifié le 2016-10-05 16:59:52

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Mots-clefs : SESâme

logosesameLa problématisation de la 1ère moitié du chapitre autour de la santé est une proposition. L’exemple choisi du vaccin de la grippe H1N1 est un exemple tiré de l’actualité récente permettant de s’interroger sur le rôle d’acteurs très différents et sur leurs complémentarités / oppositions.

D’autres thèmes sont possibles pour dérouler une démarche similaire : les transports et la question de la pollution, la nourriture en lien avec la sécurité alimentaire ou la solidarité etc. Il conviendra donc d’actualiser le contexte dans laquelle nous posons la problématique de la production.

** **Qui crée des richesses ?

Activité 1 : production marchande et production non marchande : le cas de la grippe H1N1** Activité 2** : Qui d’autre peut produire dans le domaine de la santé?** Activité 3** : Quelles sont les relations entre agents économiques dans le domaine de la santé ?** TD 1 : maitriser un concept : quelles attentes ?**

TD 2 : Diversité des entreprises selon le nombre de salariés** Exercices** :** Approfondissement et initiation au débat argumenté: jeu de rôle :** « Vaccin de la grippe H1N1 : le gouvernement a-t-il fait le bon choix ? »** Durée du parcours hors approfondissement 4h + 1h TD + 1H d’accompagnement personnalisé Activité 1 : production marchande et production non marchande : le cas de la grippe H1N1**

Durée : 1 H 30

Question qui guide l’activité : Production marchande ou non marchande : comment mettre à disposition certains biens ou services ?** L’activité peut se découper en 2 étapes, tout d’abord un travail individuel de préparation à la maison et ensuite une réflexion en groupe**.** La question 7** doit amener à réfléchir sur le fait que les décisions des différents agents économiques peuvent se prendre en fonction d’objectifs différents.

Cela permettra ainsi d’amener la réflexion sur la synthèse qui doit être individuelle, à faire en classe ou à la maison et qui peut aussi donner lieu à plusieurs travaux en classe: notamment autour de l’évaluation. Cela peut amener à une réflexion sur les critères de réussite d’une synthèse, et ensuite être l’objet d’une auto ou co évaluation.

Cette activité doit nous amener à préciser clairement ce que sont une production marchande et non marchande et différencier biens et services.

** **Préparation maison : questions 1 à 6

Les élèves se mettent en groupe et confrontent leurs réponses aux questions 1 à 6 puis sont chargés de faire la question 7 ensemble. (30 minutes)

Restitution de la question 7 : 20 minutes

Activité 2 : Qui d’autre peut produire dans le domaine de la santé?

Durée : 1 H 30

Pour cette partie du travail, il est souhaitable de demander aux élèves de collecter des informations sur ces différents organismes.

  • 1ère alternative - cette recherche donne lieu à une séance en salle informatique lors de laquelle les élèves doivent compléter le tableau (par deux).
  • 2nde alternative- Chaque élève réalise une préparation maison : recherche d’informations sur un des organismes. Le professeur veille à répartir la recherche : pour une classe de 35 élèves, il suffit que 7 élèves se chargent de l’organisme « médecins du monde », 7 autres étudient la MGEN etc. Le professeur constitue ensuite des groupes de 5 élèves dans lesquels chaque membre arrive avec ses informations. Dans chaque groupe, les membres du groupe exposent aux autres les informations récoltées puis le groupe complète le tableau.

Activité 3 : Quelles sont les relations entre agents économiques dans le domaine de la santé ?

Durée : 1 H Cette activité est une activité de découverte de quelques agents et des relations qu’ils peuvent entretenir à travers l’exemple de la santé. Il s’agit d’un travail en classe d’une trentaine de minutes. Cette activité peut être menée en groupe.

Restitution (20 minutes) à l’aide de schémas d’élèves faits sur transparent par exemple ou inscription au tableau des acteurs identifiés.** Cette activité doit permettre de trouver les agents suivants :**

  • Le patient (ménage)
  • Le médecin libéral (ménage / entreprise individuelle)
  • L’ officine pharmaceutique (SNF)
  • Le laboratoire pharmaceutique français (SNF)
  • Éventuellement un laboratoire pharmaceutique étranger (RdM)
  • La sécurité sociale (APU)
  • La mutuelle (IF)

Possibilité d’utiliser le schéma de synthèse pour : Une ouverture à d’autres points du programme qui peut rendre cohérent ce programme. Les agents sont interreliés, l’action sur un agent a des conséquences sur d’autres agents.

EX : les politiques économiques

la fiscalité d’incitations

les échanges sur les marchés etc.

TD 1 : maitriser un concept : quelles attentes ?

Durée : 1H

Ce TD a pour but de faire émerger chez les élèves les différents éléments de maîtrise d’une notion.

concernant la question 2 (Comment l’enseignant peut-il évaluer votre maîtrise d’une notion ? Comment savoir si vous maîtrisez une notion ?), il est possible de relancer oralement les élèves avec les questions suivantes

  • Qu’êtes vous capable de dire sur ces concepts ?
  • Qu’êtes-vous capable de faire avec ces concepts ?
  • Quelles sont les limites de votre maîtrise ?
  • Que devriez-vous savoir, savoir faire ?
  • Etes-vous capable de définir ce concept ?
  • Etes-vous capable de l’illustrer ?
  • Etes vous capable de le distinguer de concepts proches ?
  • Etes vous capable de l’utiliser ?

Fin de l’heure : se mettre d’accord sur un cadre général de la fiche avec quelques grandes cases et identifier des tâches à réaliser à partir du cours pour remplir ces cases.** Exemple de grille réalisée avec des élèves de terminale ES en début d’année.**

Cette grille intègre une information supplémentaire : il existe des degrés dans la maîtrise d’une notion. En première, cela n’est pas prioritaire.

  • *Un degré de maîtrise basique (+), un degré de maîtrise moyen (++) et un degré de maîtrise avancé (+++)

Intitulé de la notion

DEFINIR

Définir une notion c’est à dire être capable de l’expliquer avec ses propres mots (+)

Attention, une notion peut parfois avoir plusieurs sens

(++ à +++)
| ILLUSTRER

Donner des exemples (+) Donner des contre-exemples (ne correspondant pas à la définition) (+)

Si les exemples sont tirés de l’actualité et non seulement inventés (++ à +++)

DISTINGUER

Distinguer des notions proches (ex : culture et acculturation)

Ne pas la confondre avec d’autres notions (ex : VA et profit)

(+ à +++) selon les notions en cause

Certaines confusions montrent qu’un degré de maîtrise basique n’est pas atteint
| UTILISER

S’en servir pour comprendre un document

(+ à +++) selon les notions et les documents

Savoir l’adapter à un exemple développé dans un document

Savoir l’utiliser dans un raisonnement / pour argumenter

(++ à +++) selon les notions et les documents La situer dans un contexte : à quoi sert-elle ? (+) pour un seul contexte Savoir l’utiliser dans des contextes différents (ne pas “ enfermer ” une notion dans un seul contexte) (++ à +++) Savoir l’utiliser en référence à des éléments théoriques (de sociologues ou d’économistes) (+++) dès lors qu’on dépasse la simple citation de l’auteur.

Approfondissement et initiation au débat argumenté: jeu de rôle : « Vaccin de la grippe H1N1 : le gouvernement a-t-il fait le bon choix ? »

Durée : 2H

TD 2 : Diversité des entreprises selon le nombre de salariés

Durée : 1H

Tableau 1 : Fréquence des différents types d’entreprises en France en 2009 en fonction du nombre de salariés (en % du total)

|

0

|

1 à 9

|

10 à 499

|

500 et plus

|

Industrie manufacturière, industries extractives et autres

|

42,49

|

39,66

|

17,47

|

0.36

|

100

Commerce, transport, hébergement

|

54,79

|

38,03

|

7,10

|

0,067

|

100

Construction

|

52,10

|

40,69

|

7,16

|

0,038

|

100

Ensemble des entreprises

|

61,51

|

32,02

|

6,38

|

0,08

|

100

  1. – les grandes entreprises sont au contraire les moins fréquentes, puisqu’en 2009, seul 0.08% des. entreprises étaient des entreprises de plus de 500 salariés

  2. – 61.51 % des entreprises, c'est-à-dire la majorité d’entre elles, n’emploient pas de salariés

  3. – Le tableau ne permet pas de répondre à la question. Il est en effet exprimé en pourcentage des entreprises, et non en pourcentage des salariés. D'après d'autres données de l'INSEE, en 2006, 33 % des salariés travaillent dans une entreprise de plus de 1 000 salariés contre 27 % en 1985. En revanche, 38 % travaillent dans un établissement de moins de 20 salariés contre 34 % en 1985 : voir ici

Comment mesurer les richesses produites ?

Activité 1 - Comment mesurer les résultats d'une entreprise ?

Exercice 1 : calcul du bénéfice d’une entreprise

  1. Chiffre d’affaires : montant total de ventes ; prix x quantités vendues

Ici : 10 000 abonnements à 50 € soit 500 000 €

  1. Facteurs de production :
  • le travail : 10 salariés

- le capital circulant, les consommations intermédiaires : papier, encre électricité ; frais de portage ;

- le capital fixe : la rotative.

  1. Capital fixe et capital circulant : voir ci-dessus
  2. Consommations intermédiaires pour une année :
  3. papier, encre, électricité : 10 000 € par numéro ; soit pour 10 numéros par an : 100 000 €
  4. frais de portage : 6000 € par numéro, soit pour 10 numéros par an : 60 000 €
  5. soit au total 160 000 €
  6. Consommation de capital fixe : la valeur d’achat de la rotative est de 100 000 € et sa durée de vie de 10 ans ; la perte annuelle de valeur ou amortissement et donc de 100 000/10 = 10 000 € par an
  7. Bénéfice net avant impôts

recettes

chiffre d’affaires : 500 000 €

intérêts reçus 10 000 €

total 510 000 €

coûts de production

consommations intermédiaires 160 000 €

salaires et cotisations sociales 280 000 €

amortissements 10 000 €

total 450 000 €

Bénéfice net avant impôts : recettes – coûts : 510 000 – 450 000 = 60 000 €

  1. Impôts sur les bénéfices : 33 % des bénéfices soit 60 000 x 0.33 = 19 800 €

Bénéfice net après impôts : 60 000 - 19 800 = 40 200 €

  1. Le bénéfices sera utilisé pour rémunérer les actionnaires (en versant des dividendes) et pour financer les investissements (bénéfices mis en réserve).

Activité 2 - Comment mesurer la production d'un pays ?

Document 1 : Mesurer l’activité économique, une préoccupation des pouvoirs publics

  1. Expliquer : Expliquez dans quel(s) contexte(s) se développe la comptabilité nationale ?

La crise de 1929 et la pensée de Keynes montrent dans les années 1930 la nécessité d’une intervention de l’Etat dans l’économie. De même la période de reconstruction qui suivra la deuxième guerre mondiale rendra nécessaire le pilotage de l’économie par l’Etat, notamment pour orienter les investissements vers les secteurs productifs qui en ont besoin.
2. Résumer : Quels sont ses objectifs ?

Pour piloter l’économie et fixer les objectifs de sa politique économique, l’Etat a besoin d’établir un diagnostic reposant des données économiques chiffrées (notamment les agrégats) qui lui seront fournies par la comptabilité nationale.

Exercice 1 : mesurer la production d’un pays

Dans un pays il n'y a que trois entreprises, une épicerie, une coopérative agricole et un producteur de plats cuisinés (Cuist’O).

  • La coopérative produit des aliments (légumes, fruits, viande) pour une valeur de 50 000 €. Elle fabrique elle-même tout ce qui lui est nécessaire (semences, engrais, nourriture des animaux, etc.), ce qui fait qu’elle n’a pas de consommations intermédiaires.
  • Cuist’O achète les légumes, les fruits et la viande à la coopérative agricole, produit des plats cuisinés et les vend à l’épicerie ses plats cuisinés 20 000 plats à 7,50 euros chaque.
  • L’épicerie vend ses produits à ses clients au prix de 10 euros chaque.
  1. 1.Calculer : Calculez la valeur de la production de chacune des trois entreprises.

Production de la coopérative mesurée par son chiffre d’affaires : 50 000 €

Chiffre d’affaires de Cuist’O : 20 000 plats à 7.50 € soit 150 000 €

Chiffre d’affaires de l’épicerie : 20 000 plats à 10 €, soit 200 000 €

  1. 2.Justifier : Peut-on dire que la valeur de la production du pays est égale au total des productions des trois entreprises, soit 400.000 euros ?

Si l’on additionne le chiffre d’affaires des trois entreprises, on compte trois fois la valeur de la production de fruits, légumes et viande produits par la coopérative et qui servent de consommations intermédiaires par les autres entreprises et deux fois la production des plats cuisinés. La production est donc surévaluée.
3. Calculer : On appelle valeur ajoutée la mesure de la production des richesses qu’une unité de production a obtenue par son travail et l’utilisation de ses machines. Elle se mesure en retranchant de la valeur de la production celle des consommations intermédiaires. Calculez la valeur ajoutée (VA) des trois entreprises.

Valeur ajoutée de la coopérative : elle n’a pas de consommation intermédiaires, donc sa VA est de 60 000 €

Valeur ajoutée de Cuist’O : CA – CI soit 150 000 – 50 000 = 100 000 €

Valeur ajoutée de l’épicier : CA – CI soit 200 000 – 150 000 = 50 000 €
4. Calculer : Le Produit intérieur brut (PIB) d’un pays se calcule en additionnant les valeurs ajoutées des unités de production situées sur le territoire économique. Calculez-le dans cet exemple.

PIB = Somme des VA = 60 000 + 100 000 + 50 000 = 200 000 €
5. Calculer : Complétez le tableau :

Unités de production
|

Chiffres d'affaires

|

Consommations intermédiaires

|

Valeur ajoutée

Coopérative
|

50 000

|

0

|

50 000

Cuist'o
|

150 000

|

50 000

|

100 000

Epicerie
|

200 000

|

150 000

|

50 000

|
| PIB
|

200 000

Exercice 2

La valeur de la production d’un boulanger est de 1000 €, mais il a utilisé 100 € de farine et 50 € de produits divers (électricité, loyer, etc.) pour produire le pain vendu. Autrement dit, à 150 € de consommations intermédiaires, il a ajouté par son travail et l’utilisation de ses machines une valeur de 850 €. La valeur ajoutée est cette valeur nouvelle crée au cours du processus de production. On la mesure par l’excédent de la valeur des biens et services produits sur la valeur des consommations intermédiaires utilisées pour les produire. Attention ! Les salaires ne font pas partie des consommations intermédiaires.

Jean-Paul Piriou, « Valeur ajoutée », in Lexique de sciences économiques et sociales, La Découverte, 2004

  1. Complétez le document.

Activité 3 – Quelles sont les limites du PIB comme instrument de mesure de la production ? Eléments de correction

**!**1 : Comment mesurer la valeur d'un cours de SES au lycée (service non marchand) ? /1 En comptabilité nationale, on mesure les services non marchands (donc sans prix car non échangé sur un marché, gratuits ou quasi-gratuits comme un cours de SES) à la valeur de leurs coûts de production assimilée aux facteurs de production, ici donc le montant du salaire (traitement) de l’enseignant.

**!**2 : Quelles sont les limites de la méthodologie retenue par la comptabilité nationale pour évaluer la valeur des services non marchands ? /1 Cette façon imparfaite de donner un prix aux services non marchands pour les comptabiliser dans le PIB en sous-estime la valeur et ne tient pas ou mal compte du niveau de la qualité des services rendus. Par exemple si la qualité s’accroît plus vite que la rémunération des salariés produisant ces services, la valeur dans le PIB des SNM est sous-évaluée.

**!**3 : Pourquoi les comparaisons internationales de PIB sont-elles difficiles ? /2 Selon les pays, la production des services comme la santé, l’éducation ou la sécurité peut être plus ou moins socialisée c’est-à-dire produite de façon non marchande (pas dans le but de faire du profit) ou au contraire laissée/confiée au secteur marchand (lucratif ou non). Or, le prix de la santé (son évaluation monétaire) n’est pas le même selon que ce service est marchand ou non marchand. En effet, le même service produit dans un cadre marchand, intégrant le profit du producteur est estimé à un prix de marché supérieur que dans le cadre la production du même service dans un cadre non marchand, puisque ce dernier étant non marchand et non lucratif d’inclut pas le sur-coût du profit au consommateur/usager. Aussi, lorsque l’on compare le PIB de 2 pays aux structures productives éloignées notamment en ce qui concerne le poids des services non marchands dans le PIB, on obtient une comparaison faussée, le pays ayant le plus gros PIB parce que la santé par exemple y est beaucoup privatisée peut, pour autant, ne pas fournir à ses habitants le même niveau ou la même qualité de service de santé que le pays qui aurait un PIB inférieur et notamment concernant la valeur du service non marchand de santé.

**!4 : Quels sont les deux types d'activité apparaissant sur les affiches 1 et 3 ? /1 Affiche 1 : femme au foyer faisant son ménage (travail domestique ¹ service non marchand, les SNM étant ceux rendus par les APU et ISBLM) Affiche 3 : femme (service civique) tenant compagnie à une vieille dame isolée (travail bénévole) !**5 : Quel est leur point commun en termes économiques ? /1 Dans ces 2 affiches le travail ne donne pas lieu à une rémunération, ce sont donc des activités non comptabilisées dans le PIB alors qu’elle génère pourtant une production de service mais non reconnue au sens économique car sans prix monétaire.

**!**6 : Quelle est leur différence avec les photos 2 et 4 ? /1 Les photos 2 et 4 mettent en scène à peu près le même genre de service (ménage et soin) mais cette fois-ci les travailleurs produisant ce service sont rémunérés et leur production est donc comptabilisée dans le PIB.

!7 : En rappelant l'origine de la comptabilité nationale, expliquez pourquoi les situations 1 et 3 ne sont-elles pas enregistrées comme production ? /1 La crise de 1929 et la pensée de Keynes montrent dans les années 1930 la nécessité d’une intervention de l’Etat dans l’économie pour en réguler les fluctuations, stimuler la croissance, lutter contre le chômage ou l’inflation. De même la période de reconstruction qui suivra la deuxième guerre mondiale rendra nécessaire le pilotage de l’économie par l’Etat, notamment pour orienter les investissements vers les secteurs productifs prioritaires. Or, pour piloter l’économie et fixer les objectifs de sa politique économique, l’Etat a besoin d’établir un diagnostic reposant sur des données économiques chiffrées (notamment les agrégats qui sont des grandeurs macroéconomiques comme le PIB, la consommation, les exportations, la FBCF, l’épargne…) qui lui seront fournies par la Comptabilité nationale. Toutes les activités ne donnant pas lieu à rémunération du travail, effectuée notamment dans le cadre familiale, amicale ou du bénévolat ne sont pas comptabilisées dans le PIB car elles n’ont pas de valeur monétaire, or le PIB ne peut additionner que des valeurs monétaires.

**!**8 : Les activités bénévoles devraient-elles être incluses dans le PIB ? /2 Dans la mesure où les activités bénévoles contribuent à créer des richesses sous forme de services gratuits, elles accroissent le bien-être d’une population, il ne serait donc pas absurde de les intégrer au PIB ; cependant on bute sur la difficulté d’en évaluer la valeur monétaire, d’où la suggestion de les tarifer au montant des coûts de production si ces tâches étaient effectuées par un travailleur salarié (encadré).

**!**9 : Qu'est-ce que l' « économie souterraine » ? Donnez un exemple. L’économie souterraine se divise en 2 sous-ensembles : les activités illicites comme le trafic de drogue, le recel ou le proxénétisme, et les activités légales dissimulées pour échapper à l’impôt, ce qu’on appelle le « travail au noir » (le travail non déclaré) par exemple ne pas déclarer sa femme de ménage ou un serveur (pas de contrat de travail pour ne pas verser les cotisations sociales qui ouvriraient des droits au travailleur) ou le maçon qui fait des travaux chez un particulier en se faisant payer en liquide et sans facture pour ne pas acquitter la TVA.

**!**10 : Pourquoi est-elle difficile à comptabiliser ? Par définition l’économie informelle donne lieu à une dissimulation volontaire pour échapper à la police ou au fisc, il est donc impossible d’en évaluer la taille précisément, c’est pourquoi le plus souvent sa mesure donne lieu à des estimations sous forme de fourchette.

**!**11 : Expliquez la phrase soulignée. Certains pays ont une économie souterraine étendue (Colombie / trafic de drogue ou Grèce avec beaucoup de travail dissimulé cad non déclaré) ; ces pays ont donc des PIB sous-évalués par rapport à la richesse réellement produite, qu’elle soit licite ou pas.

**!**12 : Expliquez la phrase soulignée. La destruction de la forêt amazonienne est due à l’exploitation du bois pour l’industrie papetière et de l’ameublement principalement. L’exploitation forestière, l’industrie du papier et de l’ameublement sont des activités marchandes lucratives qui donnent lieu à versement de revenus et à l’augmentation du PIB des pays concernés.

**!**13 : Donnez un autre exemple d'activité économique se traduisant par une destruction de capital naturel qui ne soit pas prise en compte par le PIB. L’extraction du pétrole, du gaz, de l’or, des diamants… L’agriculture intensive, la pêche, les activités industrielles, le transport de marchandises et passagers,

**!**14 : Comment la comptabilité nationale pourrait-elle mesurer la destruction du patrimoine naturel engendré par les activités économiques ?C’est d’une difficulté redoutable. A minima on pourrait imaginer que leur prix est celui de leur coût de réparation mais malheureusement souvent les réparations sont impossibles ou leurs effets impossibles à mesurer à long terme (combien coûtera et à quelle génération et à quels habitants de la planète la disparition d’espèces animales ou végétales, de minerais rares, de paysages, la montée des eaux à cause du réchauffement climatique qui engendre la fonte des calottes glaciaires ? etc) Il y a là un défi pour la science économique : trouver le moyen le plus fiable de donner un prix à la nature, c’est-à-dire à quelque chose qui n’a pas de prix dans les 2 sens du mot : pas de prix de marché car gratuit, et pas de prix car indispensable à la vie humaine. Correction TD 1: Maîtriser les chiffres de la croissance

1° - Qu’est-ce que la croissance ?

« La croissance économique est l’accroissement durable de la production globale d’une économie ». C’est donc un phénomène quantitatif. On la mesure par l’accroissement du Produit Intérieur Brut d’une année sur l’autre.

Taux de croissance de l’économie en 2010 = [ ( Montant du PIB en 2010 – Montant du PIB en 2009) / montant du PIB en 2009 ]

Le PIB peut être exprimé en valeur c'est-à-dire aux prix courants, ou en volume c'est-à-dire en prix constants, correction faite de la variation des prix.** PIB NON CORRIGE DE L’INFLATION**

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EXPRESSION DU PIB CORRIGE DE L’INFLATION

PIB EN VALEUR

|

PIB EN VOLUME

PIB EN EUROS COURANTS

|

PIB EN EUROS CONSTANTS

PIB NOMINAL

|

PIB REEL

2° - Comment calculer la croissance ?

1 – le PIB français s’élevait à 1588 milliards d’euros constants 2000, en 2009 et à 1611 milliards d’euros constants 2000 en 2010.

2 – entre 2009 et 2010, le PIB français a augmenté de 1611 – 1588 = 23 milliards d’euros

3 – ce qui correspond à une hausse de (23/1588) = 1,44 % de 2009 à 2010.

4 – Entre 2009 et 2010, le PIB de la France a augmenté de 1,44%.

5 – Entre 2009 et 2010, le PIB de l’Allemagne a augmenté de [ (2248 – 2169) / 2169 ] = 3,64%

En 2010, la croissance du PIB Allemand a donc été (3.64/1.44) = 2.52 fois plus rapide que celle de la France

Exercice d’application 1

1 – Entre 2008 et 2009 le PIB de l’Allemagne diminue de 108 milliards d’euros et le PIB de la France diminue de 45 milliards d’euros. Ces deux pays connaissent une récession (une récession est une période de diminution passagère de l'activité économique. La récession se distingue de la** dépression où la diminution du PIB est durable et où l'activité économique ne se redresse pas naturellement.)**

2 – Ces 108 milliards représentent une diminution de 4,74% du PIB Allemand et les 45 milliards d’euros représentent une diminution de 2,75% du PIB Français de 2008 à 2009.

Exercice d’application 2

3 – de 2006 à 2008,, la croissance du PIB ralentit dans Union Européenne à 27. Elle passe de 3,3% à 0.5%.

2009 est une année de récession puisque le PIB diminue de 4,3%

2010 est une année de redémarrage de la croissance (+1,8%)

3° - Comment décrire les rythmes de la croissance

Propositions

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Correctes

|

Incorrectes

1) Le PIB était moins élevé en 1961 qu’en 1960
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Non. Le PIB n’a cessé d’augmenter en 1960 et en 1961 puisque la croissance demeure positive, il ne peut donc avoir diminué.

2) Le PIB a baissé de 2,3% en 2009.
| Oui, puisque la croissance est de -2,3%, elle est négative ce qui traduit une diminution du PIB.
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3) La croissance a augmenté de 4% en 1978.
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| Non, ce n’est pas la croissance qui a augmenté (ce qui supposerait de comparer deux périodes), mais le PIB !

4) La croissance du PIB a été moins forte en 1989 qu’en 1988.
| Oui, 4,3% en 1988 et 4,1% en 1989.
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5) Le PIB a baissé de 2,1 points de % entre 2000 et 2001.
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| Non, c’est le taux de croissance qui diminue de 2,1 points. Le PIB s’exprime en euros, parler ici de points n’a aucun sens en ce qui concerne le PIB.

6) La croissance a ralenti entre 1982 et 1983.
| Oui, le rythme d’augmentation du PIB a bien diminué entre les deux périodes, ce qui signifie que sa croissance ralentit.
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7) Le PIB a diminué en 1990.
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| Le PIB n’a pas baissé puisque la croissance est positive en 1990. Son rythme d’augmentation a ralenti par rapport à 1989, mais il n’a pas diminué.

8) La croissance a baissé de 0,9% en 1993.
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| Non, c’est le PIB qui a diminué !

9) Le PIB était plus élevé en 1969 qu’à la fin de l’année 2009.
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| Non, le PIB n’a cessé d’augmenter au cours des 40 dernières années sauf en 1975, 1993 et 2009. Mais ces trois années de baisse ne suffisent pas à compenser toutes les années où le PIB a augmenté. Le PIB est donc beaucoup plus fort en 2009 qu’en 1969, malgré sa forte diminution au cours de l’année 2009.

10) La croissance a augmenté de 2 points de % entre 1972 et 1973.
| Oui, puisque le taux de croissance du PIB est passé de 4,3% à 6,3%.
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on peut renvoyer les élèves au site suivant : http://www.cndp.fr/stat-apprendre/insee/croissance/default.htm

Evaluation : (Epreuve composée) : Le PIB est-il un indicateur pertinent pour mesurer les richesses produites par un pays ?****

Partie 1 – Mobilisation des connaissances (6 points)

  1. *1)*Qui sont les principaux agents économiques qui participent à l’activité de production d’un? (3 points)

Les principaux agents qui participent à l’activité de production d’un pays sont les entreprises individuelles qui produisent des biens et services marchands et sont regroupées dans le secteur institutionnel « ménages », les sociétés non financières et financières qui produisent des biens et/ou services marchands non financiers ou financiers et les administrations publiques qui produisent des services non marchands.

  1. Comment le PIB évalue-t-il la production non marchande des administrations publiques ? (3 points)

La production non marchande des administrations publiques ne peut être évaluée d’après un prix de marché puisqu’elle n’est pas vendue ; elle est donc évaluée « au coût des facteurs » de production (coûts des salaires, des consommations intermédiaires et des amortissements).

Partie 2 – Étude d’un document (4 points)

  1. *1)*En utilisant le vocabulaire approprié et des données précises, comparez le rythme de croissance en France et aux Etats-Unis entre 2005 et 2012. (environ 10 lignes)

En observant les différentiels de croissance entre les Etats-Unis et la France, on constate que les variations du PIB aux Etats-Unis sont toujours plus fortes qu’en France : le ralentissement de la croissance aux E-U est plus marqué : de 2006 à 2007 - 1,1 point contre - 0,2 point pour la France ; la récession y est plus brutale : - 3,5% en 2009 contre -2,7% pour la France, soit un différentiel de 0.8 points, ; et la reprise y est plus rapide : + 3% contre 1,5% soit un différentiel de 1.5 point en faveur des Etats-Unis.
Les politiques sociales (en particulier les allocations chômage) de la France lui permettent d'amortir les effets de la récession mais limitent aussi l'importance de la reprise.

Partie 3 –Argumentation s’appuyant sur un dossier documentaire (10 points)

Sujet : Le PIB est-il un indicateur pertinent pour mesurer la richesse d’un pays ?

Introduction.

  • Définition des mots clés. Le produit intérieur brut (PIB) est un indicateur du flux des richesses nouvellement produites dans un pays pendant un période donnée. Il se calcule aux prix du marché en faisant la somme des valeurs ajoutées des branches marchandes, de la valeur ajoutée des branches non marchandes évaluée au coût des facteurs et de la valeur ajoutée liée à la production pour emploi final propre (production des jardins familiaux et loyers des propriétaires occupant le logement qu’ils possèdent), à la quelle on ajoute les impôts à la production nets de subvention.
  • Problématique : Le taux de croissance du PIB en volume sert d’indicateur de la croissance économique, qui est un des objectifs importants des politiques économiques, car elle détermine le niveau de l’emploi et du niveau de vie. Mais le PIB est-il un indicateur pertinent ?
  • Annonce du plan : Nous verrons que cet indicateur présente des limites ; en effet, d’une part, il mesure mal ce qui est produit et rend difficiles les comparaisons dans le temps et dans l’espace, et, d’autre part, il ne tient pas compte des externalités négatives.

I Le PIB mesure mal la richesse produite et son calcul rend les comparaisons dans le temps et dans l’espace difficiles.

De nombreuses activités ne sont pas prises en compte (bénévolat, activités domestiques, travail au noir).

L’évolution des prix (inflation) n’est pas toujours bien appréciée pour mesurer la croissance du PIB en volume, car souvent la hausse du prix des produits reflète des progrès techniques (innovations). On vend plus cher, mais des produits de meilleure qualité. Cela rend difficile les comparaisons dans le temps.

De plus la production non marchande est sous évaluée ; si les services d’éducations sont privés dans un pays, il aura un PIB plus élevé que si ces services étaient produits par les administrations publiques.

Le PIB est un indicateur utilisé pour les comparaisons internationales, comme le montre le document 1. Mais celles-ci peuvent être faussées par les variations du taux de change.

II D’autres sont comptabilisées comme des créations de richesses alors qu’il s’agit de réparations ou de création de dégâts

Les coûts liés aux réparations consécutives à des accidents font augmenter les richesses produites ; pour comptabiliser la richesse produit, il faudrait déduire du PIB la valeur des productions liées à ces réparations.

La dégradation de l’environnement (externalités négatives) n’est pas prise en compte. Ainsi la surpêche menace la survie de certaines espèces de poissons qui sont en voie d’extinction (doc. 2).

Conclusion.

  • Réponse claire à la question posée : Le PIB est donc un instrument disponible de la mesure des richesses produites mais c’est un indicateur qui présente des limites.
  • Ouverture : C’est pourquoi les critiques relatives au PIB ont conduit les économistes à élaborer de nouveaux indicateurs de bien-être qui prennent en compte les inégalités, d’accès aux soins et à l’éducation notamment.

Proposition

SYNTHESE : COMMENT MESURER LES RICHESSES CREEES ?

    1. Du résultat de l’entreprise

Pour produire, une entreprise combine des facteurs de production qui sont le capital et le travail. Ainsi à l’aide de capital fixe (les machines par exemple) et de travail (fourni par la main d’œuvre), elle transforme le capital circulant (fonction des quantités produites) appelé aussi consommations intermédiaires (ensemble des biens et services consommés ou détruits au cours de la production) en une production qu’elle vendra sur le marché. Cette production réalisée est évaluée par le chiffre d’affaires de l’entreprise qui est égal aux quantités vendues multipliées par le prix unitaire.

« L’activité de l’entreprise lui procure donc des fonds (son chiffre d’affaires, des intérêts perçus …) appelés produit. En contrepartie, des fonds ont dû être utilisés pour produire et commercialiser ces biens et services ; ces utilisations sont appelées charges (achats de marchandises, paiement des salaires, électricité …). Les amortissements, qui représentent la dépréciation (usure, obsolescence) du matériel de production, sont par exemple des charges (dotation aux amortissements). Le compte de résultat de l’entreprise retrace l’ensemble des charges et produits. La différence entre les charges et les produits correspond au résultat net de l’entreprise. C’est un bénéfice si les produits sont supérieurs aux charges, une perte dans le cas inverse.

Ce bénéfice, qui peut être assimilé au profit de l’entreprise, a trois utilisations. Une partie est destinée à l’impôt sur les bénéfices (Pour les PME le taux est de 15 % sur ses 38120 premiers euros de bénéfices. Et le taux* normal de 33,33 % au-delà*). Après paiement de cet impôt, les dirigeants de l’entreprise ont le choix d’affecter le bénéfice restant aux propriétaires (bénéfices redistribués) ou à l’entreprise elle-même (bénéfices mis en réserve). Les bénéfices distribués permettent de payer des dividendes (rémunération d’une action c'est-à-dire d’un titre de propriété d’une part du capital d’une entreprise) aux actionnaires tandis que les bénéfices mis en réserve pourront financer de nouveaux investissements. »* Dictionnaire d’économie et de sciences sociales Hatier*

  1. 2)à la mesure de la production d’une nation

Le chiffre d’affaires ne correspond pas réellement à la contribution économique d’une entreprise à la production nationale. C’est la valeur ajoutée d’une entreprise, c'est-à-dire la valeur de sa production (chiffre d’affaires) diminuée de la valeur de ses consommations intermédiaires (matières première, électricité, produits semi-finis… = tout ce qu’elle achète à d’autres entreprises et incorporera dans ses produits) qui mesure sa contribution effective à la production totale de l’économie, à la richesse de la nation.

Ainsi pour mesurer la production annuelle d’une économie, c’est-à-dire les richesses nouvelles créées par les agents économiques, il faut additionner les valeurs ajoutées de chaque unité de production. La production d’une économie est donc égale à la somme des valeurs ajoutées de toutes les unités de production. Cette production totale est appelée Produit Intérieur Brut par la comptabilité nationale. Le PIB est décomposé en PIB marchand et PIB non marchand. Le PIB non marchand regroupe les productions non marchandes des administrations publiques mesurées par leur coût total des facteurs de production (salaires versés + impôts à la production + consommation de capital fixe) Le PIB comprend également la production pour emploi final propre : évaluation de la VA des services de logements produits par les ménages propriétaires de leur logement et évaluation de la VA liée à la production des jardins familiaux.

La croissance économique mesure l’augmentation du PIB en volume (une fois retirée l’influence de l’inflation) sur une période longue. Elle est mesurée par le taux de variation du PIB d’une année sur l’autre, ou d’un trimestre sur l’autre. C’est un flux calculé entre deux dates.

Le PIB étant mesuré « aux prix du marché », la comptabilité nationale ajoute à la somme des valeurs ajoutées les impôts sur les produits (ex : TVA, Taxe intérieure sur les produits pétroliers) et déduit les subventions.

PIB = somme des valeurs ajoutées des branches marchandes et non marchandes + la VA liée à la production pour emploi final propre + impôts sur les produits nets de subventions.

Pour apprécier l’évolution réelle du PIB, c’est à dire la croissance, on élimine les effets des augmentations de prix et on le calcule en volume (en € constants), après avoir déflaté le PIB en valeur (en € courants).

  1. 3)Le PIB est cependant une mesure imparfaite de la richesse produite.

De nombreuses activités ne sont pas prises en compte (bénévolat, activités domestiques, travail au noir). D’autres sont comptabilisées comme des créations de richesses alors qu’il s’agit de réparations ou de création de dégâts (conséquences des accidents, dégradation de l’environnement… ce que l’on appelle des externalités négatives).

De plus, les problèmes de mesure restent importants : l’évolution des prix (inflation) n’est pas toujours bien appréciée pour mesurer la croissance du PIB en volume, car souvent la hausse du prix des produits reflète des progrès techniques (innovations). On vend plus cher, mais des produits de meilleure qualité. Cela rend difficile les comparaisons dans le temps. Les comparaisons dans l’espace peuvent elles-aussi être faussées par les variations du taux de change.

Enfin, PIB ignore les conditions de vie des individus et n’intègre pas la durée du travail, les inégalités de revenus, d’accès aux soins ou à l’éducation… (voir page 40). Les critiques relatives au PIB ont donc conduit à de nouveaux indicateurs de bien-être tels que l’indicateur de développement humain (voir page 41).

Fichiers

Source (site historique)